Dîners en ville

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C’est la saison de l’indécision – le poète anglo-américain T S Eliot a remarqué, dans son chef d’œuvre La Terre vaine , qu’avril serait le mois le plus cruel – le temps vacille entre la chaleur de l’été et la fraîcheur de l’hiver, on ne sait pas quels vêtements – t-shirt ? sweat-shirt à capuche ? short ? jeans ? – seront les plus appropriés. On a commencé les régimes d’été tout en dévorant avec le remords qui convient tout un sac de croustilles en maïs. Il y a Trump qui gagne toutes les élections républicaines en se moquant crûment des autres candidats tandis que le rouleau compresseur de Mme Clinton poursuit son aplatissement de toute opposition devant son programme néo-libéral et belliqueux en faveur de ses amis, grands bénéficiaires des traités de commerce dit « libre » et riches profiteurs de guerre. Oui, Trump sera probablement le candidat républicain, et Clinton la candidate démocrate. Ils sont, tous les deux, des personnages profondément troublés – l’égoïsme et l’ambition excessifs leur rongent les entrailles ; la vérité chez eux n’est qu’une tournure de phrase ; comme chez des capos mafieux, le trait le plus important pour eux deux, c’est la loyauté personnelle absolue.

laplaceColomb.jpgLa place Colomb, avec la tour Trump au fond


Ces élections primaires ont aussi montré comment et combien les chefs de parti chercheraient à « décider » eux-mêmes les candidats qu’ils désignent comme « convenables » – dans les états les plus autocratiquement partisans, comme, par exemple, le New-York et le Connecticut, seuls les électeurs inscrits sur la liste du parti ont le droit de voter dans la primaire dite « fermée » – c’est une des grandes raisons pour lesquelles Clinton a gagné dans ces états-là, tandis que dans les états aux primaires dites « ouvertes » – où l’on choisit le parti au bureau de vote le jour de l’élection – le candidate Bernie Sanders a gagné, avec l’aide des électeurs « indépendants », ce qui vient d’arriver dans l’état du Rhode-Island. Pour Mme Clinton, il va falloir absolument convaincre ces mêmes « indépendants » à voter pour elle pour avoir une chance à la présidence.

cntreTimeWarner.jpgLe centre TimeWarner la nuit


On a vu l’ami assureur, déménagé depuis fin janvier à Londres et de retour aux USA pour un court séjour d’une semaine, lundi soir – on est sorti avec lui et l’ami russe traiteur dans un restaurant mexicain dans la Cuisine de l’Enfer avant de passer à sa chambre d’hôtel à l’hôtel Westin en pleine place du Temps. Ce soir on est allé dîner avec deux amis photographes qui nous rejoignent en mai pour notre début saisonnier sur l’île de Feu – l’un chez nous, l’autre chez lui à La Cerisaie, où il vient d’apprendre qu’on lui a offert une expo de ses photos au Maison communautaire de La Cerisaie http://www.cgcai.org/soch-photos-slideshows en fin juin et début juillet, deux des « meilleurs » week-ends de l’été.

exterieurWestin.jpgL'entrée du l'hôtel Westin dans la place du Temps

Un dimanche hors saison

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On n’a pas les mêmes horaires, le mari et moi. Depuis des années déjà, le mari préfère se coucher et se lever tôt tandis que moi, j’aime rester dans le salon, à lire ou à regarder la TV ou les deux jusqu’à bien tard dans la nuit, et ensuite je préfère me lever plutôt tard le matin. Pendant la semaine, ça ne nous pose aucun problème d’horaire, mais les week-ends, il nous arrive de nous retrouver devant des ordres du jour bien différents l’un de l’autre. Le mari, par exemple, pourrait se lever à ses 6 heures habituelles samedi matin et avoir couru au moins 14 km le long du fleuve Hudson avant que je me lève. Ça l’ennuie d’être obligé d’attendre toute l’exécution de mon réveil devenu presque rituel : la prise de suppléments en poudre dissous dans un verre de lait entier (8 grammes de protéine), agrémenté de deux tranches de pain protéiné (28 g) tartinées de beurre de cacahuètes (12 g), lui aussi protéiné, suivi de plusieurs grosses tasses de café (le mari, lui, n’en boit que rarement).

Ce dimanche, j’ai donc laissé le mari dans l’appartement à regarder les animés japonais qu’il adore pendant que je faisais ce qu’il fallait chez Equinox, ma « nouvelle » salle de sport depuis mon « bannissement » du New York Sports Club par la directrice de la succursale de la 10e rue ouest il y a plus d’un an lorsque que je m’étais plaint auprès d’elle du comportement inconvenant de certains « gentils membres » du club, en particulier ce jour-là de celui d’un Indien qui s’était déshabillé, en pleine salle de muscu et avec une souveraine désinvolture, posant ses vêtements ôtés sur les machines d’exercice avoisinantes sans aucun regard pour les autres membres qui auraient envie, peut-être, de se servir de ces machines-là, maintenant encombrées de fringues. La directrice m’a engueulé d’être excessivement plaignard (là elle avait peut-être raison, puisque cette salle de sport m’irritait de plus en plus par son manque d’ordre de plus en plus généralisé) et devant tout le monde elle m’a offert de me laisser quitter l’établissement sans payer les frais habituels d’annulation de contrat – offre que j’ai acceptée, me disant qu’il valait mieux partir maintenant que de continuer à se faire engueuler publiquement par la jeune gérante. (À noter, elle s’est ensuite excusée d’avoir perdu patience et m’a dit que j’avais eu raison de me plaindre, mais j’avais déjà signé un contrat d’adhésion d’un an avec une salle de sport concurrente, Equinox, et quelques mois plus tard j’apprends que la direction l’aurait virée.)

Mais Equinox, dont les frais d’adhésion sont deux fois plus élevés que ceux du NYSC à l’époque, présente lui-même de nouveaux problèmes : d’abord, c’est souvent bourré de monde, surtout les week-ends, et c’est plutôt mal organisé, surtout dans la salle de muscu principale, où les haltères et les machines sont rangés un peu n’importe comment, sans logique aucune. Mais les gens qui y vont sont distinctement plus beaux que la moyenne chez le NYSC – en plus la succursale qui se trouve dans l’avenue Greenwich est censée être la salle de fitness la plus gay de New-York et il est bien vrai qu’on y trouve beaucoup de gens qu’on connaît des Pins.

Dimanche dernier, vers une heure de l’après-midi, je me suis dirigé chez Equinox afin de faire un peu de cardio – il y avait, comme prévu, du monde dans le gymnase, mais la plupart des tapis de course étaient libres et j’ai donc pu en trouver un en face de la salle de muscu d’où j’ai pu perdre un peu de poids tout en admirant la musculature de quelques beaux jeunes athlétiques. C’est vraiment faire d’une pierre deux coups, n’est-ce pas ?

Ensuite, l’ami anglais qui vient d’acheter, avec son mari, un appartement tout près de chez nous, m’a texté pour me demander ce qu’on faisait alors – il voulait se promener et l’on a donc accepté son invitation de l’accompagner. J’ai décidé de poursuivre ma descente vestimentaire dans le style « thug » ou voyou en cherchant une nouvelle casquette de base-ball « ajustée », c’est-à-dire, sans lanière d’ajustement arrière (détail important chez les jeunes, il paraît). J’en ai trouvé une dans le magasin de casquettes New Era dans la 4e rue est, où l’adorable jeune vendeuse noire m’a beaucoup aidé à trouver la taille qui me convenait.

ancienneresidencedumari.jpgC'était donc dans cet appartement au 3e étage, dont on voit la fenêtre la plus à gauche, derrière l'escalier d'urgence, où j'ai reçu la réponse du mari à l'ulitimatum que je lui avais posé la semaine précédente 

Ensuite, on est passé devant l’immeuble où le mari avait accepté, le soir du mardi d’après la fête de Memorial Day, l’ultimatum d’« alliance » que je lui avais posé avant de partir pour Londres avec ma mère il y a presque 25 ans – je me souviens que je regardais les passants dans la Seconde avenue par la fenêtre de sa chambre quand je l’ai entendu dire, tout doucement, « Okay » – et je me souviens aussi que je me suis tout de suite demandé si je l’avais imaginée, cette réponse affirmative et, à vrai dire, plutôt inattendue. « Quoi ? » j’ai donc répondu tout bêtement. « Bon, j’accepte », il m’a dit en souriant.

Comme j’avais faim, on est allé manger des rouleaux californiens et quelques morceaux de poisson cru dans un restau japonais dans la place St-Marc, qui serait aussi la 8e rue est. Restauré, on est rentré au Village-Ouest par la 9e rue, se disant au revoir à l’ami anglais devant l’entrée de son immeuble dans la place Sheridan. Le mari et moi, on a regardé la première émission de la 6e édition de la série Game of Thrones – ou plus correctement, le mari l’a regardée et moi, je l’ai écoutée, n’aimant pas trop et la violence et le carnage qu’on aime à nous faire voir.

Balade en ville

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Après une matinée de pluie légère, le soleil est revenu vers midi et le mari et moi, nous nous sommes décidés à nous promener un peu en ville – on a d’abord fait une petite course, la livraison de tout un sac de linge sale chez les blanchisseurs chinois de la 11e rue ouest, d’où l’on est passé devant l’ancien garage, où l’on demande actuellement un loyer mensuel de 689 $ pour garer une voiture « moyenne ».

garage11erue.jpgL'entrée de l'ancien garage dans la 11e rue ouest


On a descendu le long de l’île en prenant le chemin du parc qui longe le fleuve Hudson avant de tourner vers l’est, par la rue du Canal, où l’on s’est acheté deux chaînes d’or (plus ou moins) en marchandant avec la vendeuse indienne en sari dans l’espoir de pouvoir nous déguiser en mecs néojersiais à la plage cet été.

lelongdufleuveHudson.jpgLes immeubles résidentiels au bout de la rue Perry au bord du fleuve


terraindetennis.jpgLes terrains de tennis dans le parc du fleuve Hudson


Coucou !

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D’abord je veux m’excuser auprès de vous tous qui m’avez suivi si longtemps et si loyalement – j’ai arrêté ce carnet il y a un an surtout parce que je trouvais que j’avais de moins en moins de choses intéressantes à dire et finalement je craignais d’ennuyer plus que de divertir. Il faut noter aussi que le simple fait de rédiger une note dans cette langue m’oblige à prêter plus d’attention (et donc de temps) à tout ce que j’écris que si je balbutiais dans la langue maternelle. Mais n’importe. J’ai envie de redémarrer la chose. Pour l’instant, au moins.

Et je trouve aussi qu’il y a, à présent, de quoi pour remplir un billet – les élections présidentielles américaines, par exemple, ainsi que l’été à venir, et ainsi de suite. Donc, on verra ce que ça donne.

bureaudevote.jpgAu bureau de vote dans la rue Hudson mardi dernier


Eh bien, ici, à New-York, on vient d’avoir eu les primaires pour les partis républicain et démocrate – Mme Clinton a gagné pour les démocrates, et M. Trump pour les républicains. Notre bureau de vote dans l’école primaire dans la rue Hudson n’avait que très peu de monde. Nous, on a voté pour Sanders, bien sûr, mais notre circonscription électorale au milieu du Village, Mme Clinton a obtenu 65,7 % des suffrages contre 34,3 % pour M. Sanders.

affichedrole.jpgUne drôle d'affiche dans le métro pour la société Spotify qui plaisante sur la candidature de Trump pour la présidence


Le mari et moi, nous avons trouvé une petite cabane aux Pins qu’on a louée pour l’été. On aurait bien choisi une maison à La Cerisaie pour des raisons aussi communautaires que politiques, mais hélas, on y a vraiment très peu de maisons disponibles. On recommencera l’aller-retour saisonnier vers la mi-mai.

cabaneauxPins.jpgVoici la cabine aux Pins qu'on a louée pour cet été


Bon, ça suffit pour le moment.  Merci à tous qui m’avez envoyé de gentils mots d’encouragement.  C’est à cause de vous que je relance ce carnet. 

Sur des trous de mémoire

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Pour tous les souvenirs qui ne reviennent pas à l’esprit


Cela commence avec la voix off qui dit: « Ceci sont des souvenirs de personne. »

Vidéo créée pour l’association PFLAG Canada (sigle qui veut signifier en anglais « les parents et les amis de lesbiennes et de gais »). Merci à Joe.My.God.

Des trous au ciel

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trouauciel.jpgTrou qu'on serait en train de boucher dans notre salle de bain


Le mari a voulu revoir la « comédie musicale » Hedwig & The Angry Inch (je mets les guillemets parce que ce spectacle, quoique drôle, même spirituel, n’est pas vraiment une comédie musicale traditionnelle, et il se déroule sans entracte comme un concert pop un peu chaotique, avec un côté cabaret-théâtre) avec en vedette le créateur de la pièce et aussi du rôle d’Hedwig John Cameron Mitchell, un voisin de quartier. On avait déjà vu la pièce il y a un an avec en vedette l’acteur de télévision populaire (et trinomial lui aussi) Neil Patrick Harris, qui s’amuse ces jours-ci à s’appliquer à des rôles qui l’éloigneraient le plus possible de ses anciens personnages de séries télévisées un rien benêts (Doogie Howser) ou beaufs (Barney Stinson) – comme celui de Desi Collings dans le film Gone Girl, un autre exemple de ce relookage, et nous avons aimé et le spectacle et l’acteur.


panneauTKTS.jpgM. Mitchell n'étant pas une célébrité télévisuelle (c'est ça qui vend les billets), on a pu trouver de bonnes places à mi-prix pour Hedwig


J’ai beaucoup d’admiration pour l’auteur Mitchell, surtout pour l’audace qu’il montre dans ses choix artistiques. Je suis retourné voir son film Shortbus deux fois (ce que je ne fais presque jamais) afin de pouvoir goûter et de suivre tous les fils divers de l’histoire complexe qu’il y a tissée. (L’arrivée dans la boîte de nuit d’un acteur représentant l’ancien maire de New-York Ed Koch, que beaucoup de New-Yorkais considèrent une sorte de vendu gay qui aurait minimisé la crise du sida à New-York afin de se garder d’accusations d’être lui-même homosexuel et l’apologie pour ses politiques qu’il présente à l’éphèbe qu’il y rencontre était l’une de ces scènes brillantes qui m’ont frappé à fond.)


danslaplacedutempsav.jpg

Par un temps relativement doux, il y avait du monde dans la place du Temps


Hedwig n’est pas, à mon avis, sans défaut – certaines chansons de la première moitié me laissent indifférent – je n’avais jamais aimé, par exemple, la chanson The Origin of Love avant que je ne l’entende chantée il y a un an par l’ami chanteur lors d’un gala de levée de fonds au Poisson Rouge, où il l’a interprétée d’une façon tellement émouvante que tout le public s’est levé d’un bond pour l’applaudir même avant qu’il ne l’eût terminée. Hier soir c’était correct mais non pas extraordinaire – la mise en scène et l’emploi d’un écran de gaze sur lequel on projette des dessins animés restent pourtant impressionnants. Il faut noter aussi que M. Mitchell portait une sorte d’appareil orthopédique sur le genou droit et il était évident qu’il n’allait pas courir dans tous les sens sur scène ce soir-là, encore moins en talons hauts, comme l’a fait M. Harris.

devantlebelasco.jpgDevant le théâtre Belasco dans la 44e rue ouest, à deux pas du Café Un, Deux, Trois où nous avons mangé avant le spectacle

Pour moi, la pièce révèle son vrai cœur avec la ballade Wicked Little Town (le clip vient du film), censée être la première chanson composée par Hedwig. « The fates are vicious and they’re cruel » note-t-elle. Elle sait de quoi elle chante.

Dans la pièce qu’on a vue hier soir, M. Mitchell a souligné d’une façon très poignante par sa simplicité la raison pour la rupture entre le jeune Tommy Speck, devenu le chanteur vedette Tommy Gnosis, et Hedwig aux parties génitales, hem, incertaines. On comprend combien Hedwig souffre d’avoir perdu cette « moitié » d’elle-même. La « reprise » de Wicked Little Town, chantée par Tommy (acteur différent dans le film, d’où vient ce clip, mais joué par l’acteur qui joue Hedwig dans la pièce – et c’est beaucoup plus troublant ainsi) et aux paroles un peu changées, devient un appel dans le noir pour s’excuser auprès d’Hedwig. « Forgive me for I did not know. »

Hedwig, elle, n’en sait rien, bien sûr, et elle s'arrange comme elle peut, toute seule. La chanson finale, Midnight Radio, une sorte d’hymne rock célébrant les vedettes féminines de la chanson rock, pop et soul des années 60, 70 et 80 – Patti (Smyth), Tina (Turner), Yoko (Ono), Aretha (Franklin), Nona (Hendryx), Nico – et « moi ! » – appelle aux fidèles du rock ‘n roll – à « all the misfits and the losers  » – aux marginaux et aux losers – de « lever les mains », ce qu’ont fait la moitié de la salle (on se trouvait dans des fauteuils d’orchestre hier soir, on avait des places dans le balcon la première fois) pendant que les autres applaudissaient.

Car, au fond, c’est bien ça, cette reconnaissance d’insuffisance et de malchance solitaire et sympathique qu’on « surmonte » comme on peut en restant fidèle, ou bien tout simplement laissé, à soi-même, qui, pour moi au moins, fait d’Hedwig le spectacle le plus authentiquement « jeune », malgré son « âge » (la pièce a été développée dans des clubs à New-York et a eu sa première représentation proprement théâtrale en février 1998), de tout ce qu’on présente à Broadway en ce moment.

Ce n’est pas long et on a quitté le théâtre vers 22 h 30 après avoir « acheté » des petits boutons disant « I Hedwig » au bénéfice d’une organisation que j’aime beaucoup – Broadway Cares/Equity Fights Aids – qui a réussi à lever depuis 1988 plus de 155 millions de dollars en faveur de la lutte contre le sida et le cancer du sein, pour ne nommer que ces deux maladies.

curiositemetro.jpg

Sur le quai de métro – deux trains immobiles, vides de passagers – il y a quelque chose qui ne va pas !

Une fois dans la station de métro de la Place du Temps pour rentrer chez nous, on s’est vite rendu compte qu’il y avait quelque chose qui, euh, n’allait pas sur les lignes 1,2 et 3 – il y avait deux trains vides stationnés sur les rails parallèles du « local » et de l’« express ». Après de longues minutes de confusion parmi les gens sur le quai, on nous annonce que le service a été suspendu entre la place du Temps et la rue Chambers à cause d’une rupture de canalisation d’eau – ô par pitié ! encore des fuites d’eau qui m’emmerdent ! On est remonté l'escalier pour aller prendre le train IND dans la 8e avenue vers la 14e rue ouest. On a tous les deux noté qu’il y avait des flics un peu partout, plus que d’habitude, mais on n’a pas demandé pourquoi. Vaut mieux ne pas les pousser, les flics, n’est pas ?




Vu les travaux nécessités par la fuite d'eau causée par un tuyau de chute bloqué (par des longs cheveux d'adolescente ???) chez nos voisins de dessus, je trouve cette vidéo tout à fait à propos – nous, les habitants d'appartements, et surout nous qui nous trouvons au rez-de-chaussée, nous comprendrons trop bien l'humour noir de ce sketch. (Merci à Joe.My.God.)


Les tuyaux de chute

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Hier on a eu notre première journée de printemps – il a fait doux et ensoleillé, et on n’était pas obligé de porter un chapeau ou un foulard contre le froid. De retour de la salle de sport, j’ai trouvé un petit mot manuscrit qu’on m’avait laissé sur la table dans la cuisine : on était entré dans l’appartement pour essayer de fermer une fuite d’eau venant de la douche de nos voisins de dessus. On nous a interdit d’allumer la lumière dans la salle de bain parce que l’eau tombait du plafond autour de l’ancien appareil. On nous prévient qu’on retournera vers 10 h 30 demain matin pour continuer les réparations. On a donc dû faire pipi hier soir par l’illumination rustique d’une lampe-torche. Trop marrant, vous vous en doutiez.

Ce matin, à neuf heures pétantes, on frappe à la porte de l’appartement et le plombier se présente à moi. Il m’explique qu’on va « ouvrir » le plafond dans la salle de bain afin de pouvoir remplacer une partie d’un tuyau d’eaux usées venant de la douche de nos voisins, avec qui on a déjà eu pas mal d’histoires de fuites d’eau. Ah ? je lui dis. Et cela va durer combien de temps, ce travail ? Oh, il me dit, toute la journée, en toute probabilité, pour la réparation du tuyau. Pour la réfection du plafond, des murs, du plancher, j’en sais rien. Espérons surtout qu’il ne nous arrive un incident pareil à celui qu’on a connu dans l’explosion d’un immeuble dans la 2e Avenue il y a quelques semaines, où un plombier aura « confessé » avoir truqué un tuyau au sous-sol afin de siphonner du gaz illégalement. 


plombieravectuyau.jpg

Le plombier me présente le tuyau abîmé qu'il vient d'enlever du plafond

L’ami artiste vient de perdre un ami qui lui était très cher – un ancien amant de l’ami artiste, ce Brésilien est mort d’un cancer de l’estomac dans un hôpital aux environs de Boston, où habite la plupart de sa famille. Le jeune artiste est allé le voir là-bas et il m’a texté ensuite qu’il avait réussi à le voir, à tenir sa main et à l’embrasser tout l’après-midi avant sa mort. Pour le jeune artiste, c’est la première fois qu’il perde quelqu’un qu’il aimait à ce point, quelqu'un qui avait autant d'importance dans sa vie. J’essaie de le consoler le mieux possible en lui disant qu’il n’y a rien de faible ou d’impropre à regretter terriblement un être qui nous est cher, tout en lui rappelant que son ami l’aimait pour tout ce qu’il était, comme pour tout ce qu’il allait devenir, et qu'il n'aurait pas voulu qu'il soit malheureux à cause de lui. Comme avec toute grande émotion, il faut chercher l'équilibre entre l'excessif et le coincé. Tout cela m’a fait penser aux gens que j’ai moi-même perdus et qui me manquent toujours. Le dimanche dernier, par exemple, je me suis rendu compte tout d'un coup en disant, pour une raison oubliée et sans importance, la date à l’ami producteur que c’était bien l’anniversaire de la mort de mon père dans un accident d’avion.


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Dans la salle de bain, le plafond béant après l'enlevage du tuyau cassé – espérons qu'on pourra s'en servir (même avec ce trou dans le plafond, carnon est des durs, on survivra comme dans la jungle, quoi) ce soir !

Les tuyaux comme les corps humains, tout s’use et s’effrite. « Oui, tu es poussière et à la poussière tu retourneras. » L’une de ces « vérités » vraiment irréfutables énoncées dans la Bible, où on n’en trouve pas trop, à mon avis.

Le samedi matin il a fait beau, presque chaud, et c’est pour cela que le mari a quitté le nid très tôt pour aller courir dans une course de 10 km en l’honneur de l’Écosse, qu’on fête à New-York toute la semaine, au Parc Central, avec 10 mille d’autres participants dont certains en kilt et tout cela après avoir couru une distance de 35,4 km le vendredi matin, c’est-à-dire un trajet qui a commencé chez nous dans le Village-Ouest jusqu’au pont suspendu George Washington qui passe de l’île de Manhattan jusqu’au continent nord-américain, ou, si vous préférez, au Nouveau-Jersey, où le mari a perdu du temps à la recherche d’un chemin qui le mènerait en principe vers le gare routière de la Régie portuaire dans la 42e rue ouest, d’où on a pris le bus fourni par le Transport Nouveau-Jersey qui nous a déposés dans un coin de la ville de Teaneck.


laqueuepourlebus.jpgDans la queue pour le bus express pour Teaneck – et notez qu'il est bien rare pour moi de me découvrir le plus grand de tous dans la queue


On y est arrivé vers 11 h 30 et il y avait une foule dans les grands couloirs de l’hôtel Marriott qui accueillait le concours NPC d’haltérophilie et de fitness (parmi plusieurs catégories de concours). 


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L'arrêt de bus se trouvait à quelques pas seulement de l'entrée de l'hôtel Marriott, notre destination


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Dans les couloirs, on se prépare pour le passage sur scène – ces deux jeunes gens participent dans la catégorie « fitness » – c'est pourquoi ils portent des shorts de planche et non pas des slips de posing « classiques » des bodybuilders


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Dans la salle de bal, tout à fait bourré de monde, les bodybuilders de la classe poids léger sur la scène – l'éclairage intense détruit l'appareil photo de l'iPhone, je m'excuse

Un monde tellement curieux et tout à fait spécial, c’est le moins qu’on puisse dire – de petits monstres tout bruns (bronzage super foncé à vaporisateur obligatoire) aux muscles saillants, de beaux « rats de salle de sport » en t-shirt et sweat à capuche, les cheveux ras, et leurs petites amies bronzées, aux maquillages incroyables et aux boucles d’oreille diamantées. Les concurrents étaient impressionnants et motivants à la fois !

On est rentré à New-York sans difficulté et après de rapides toilettes, on s’est retrouvé de nouveau dans les transports publics pour aller au nouveau quartier français de New-York, les Jardins de Carroll dans le Brooklyn, où l’on est sorti du métro à la station Rue Carroll pour continuer notre chemin vers le restaurant The Grocery dans la rue Smith. On était six pour dîner, une fête d’anniversaire en retard de deux ou trois semaines (à « un certain âge » on ne se soucie plus, j’ai découvert, de l’exactitude de ces commémorations personnelles qu'on fête un peu n'importe quand) pour un ami commun. Ce restaurant, tenu par d’anciens architectes amis de l’un de notre compagnie, est vraiment exceptionnel – la cuisine ne m’a jamais déçu, le service est charmant, et l’accueil sympa. Soirée très agréable.

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Dans la gare des Chemins de fer de l'Île Longue au sous-sol sale et négligé de la gare de Pennsylvanie, un peu comme la chambre de Cendrillon chez la famille des Grandes Lignes – on remarquera pourtant, même ici, que, à l'opposé des villes de Boston et de Philadelphie, toutes les deux distinctement anglophiles, la ville de New-York s'estime francophile et on le voit dans ses noms de chaînes de restauration rapide locales, comme Au Bon Pain (d'un français impeccable)...


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...comme ici, dans un autre petit restau-minute qui se trouve à deux pas du Au Bon Pain, si même de l'autre côté du grand couloir central, où pourtant on notera l'absence brûlante d'accent aigu sur le e dernier – c'est pénible mais je ne suis pas Sisyphe, je sais bien je n'ai pas sa... concentration à essayer de corriger l'incorrigeable, donc je m'accroche seulement à en parler inutilement sur ce blogue excentrique dans tous les sens dans l'espoir de faire sourire (ou soupir de sympathie) un grammarien ou grammarienne aussi pédant et frustré que moi ;-)

Le lendemain, le jour de Pâques, on a repris le train des Chemins de fer de l’Île Longue à destination de Ronkonkoma (j’ai toujours trop envie de « franciser » ce nom indien en « Ronquonqueaumât » ou quelque chose de pareil – et je trouve qu’en plus il ne faut jamais manquer l’occasion de se servir d’un circonflexe, même superflu ou étymologiquement fâcheux, tellement j’aime ce signe diacritique), où l’ami producteur de télévision est venu nous chercher dans sa bagnole de pépère Buick pour nous obliger à faire des promenades dans des petits bois du coin aussi vides de feuilles vertes que d’intérêt esthétique. À l’entrée de l’un de ces parcs, deux femmes en parka nous ont demandé s’il l’on était venus pour la chasse aux œufs de Pâques (si, si, vraiment !) et l’on leur a vite dit que non, réponse qui a paru les soulager un peu puisqu’elles venaient d’avoir posé les œufs colorés autour des troncs d’arbres et elles avaient l’air de croire qu’on allait peut-être les piquer avant que ne viennent les enfants invités !

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L'un des œufs colorés déposés çà et là dans un petit parc dans la ville de Yaphank (« Yapanque ») qu'on n'a finalement pas piqué


oiesdecanada.jpgDes oies bernaches au repos sur un quai dans un estuaire de la Grande Baie du Sud – j'ai failli les rejoindre, tellement je m'ennuyais à me promener par des forêts toujours hivernales sur l'insistance de l'ami producteur


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La table de Pâques dressée dans le soi-disant « Grand Hall » de cette maison plutôt modeste – le « Grand Hall » ou « Great Room » en anglais étant une manie architecturale vers la fin du dernier siècle, faute de goût auquel l'ami producteur a succombé à cause d'une affaire de cœur regrettable (dans plusieurs sens)

On est finalement rentré chez lui où il a commencé à préparer le repas de Pâques, des côtes d’agneau à la sauce moutarde, des haricots verts, des haricots blancs, le tout suivi d’une tarte au citron et à la noix de coco garnie de mûres. On a commencé avec un champagne rosé en apéro, suivi d’un rouge italien pour le repas. On est rentré par le train de 17 h 03 de la gare de Bellport (Belleport, c’est mieux, non ? Mais le nom de la ville vient d’une famille au nom de Bell, donc j’hésite à proposer un nom français qui pourrait « déformer » ses origines étymologiques) et l’on est rentré chez nous de la gare de Pennsylvanie à pied par la 8e avenue, où l’on passait des gens en short, tellement on a tous hâte de sentir un printemps qui semble traîner méchamment.


laplageavant.jpgIl va falloir réparer pas mal de chemins avant l'été


Ça y est – on a signé, le mari et moi, le contrat de location pour la maison aux Pins cet été, qu’on a scanné et renvoyé par mail à l’agent immobilier. J’irai à la banque ce matin pour faire transférer l’argent au compte de l’agent immobilier. Notre location commence le vendredi 1 mai et reste en vigueur jusqu’au 30 septembre.

saloninspecte.jpgUne partie du salon d'une maison qu'on n'a pas finalement choisie


On a fêté notre décision hier soir en dînant avec deux amis artistes au restaurant Almond dans la 22e rue est – on s’est souhaité un été plein de divertissements, de sourires, et de joies. Ces vœux résonnent chez moi plus que jamais, puisque je viens d’apprendre une nouvelle assez décourageante sur la santé d’une de mes sœurs, nouvelle qui a souligné pour moi l’importance de ne pas trop différer, dans ce monde plein de surprises pas toujours espérées, ce qui peut vous rendre heureux. « Ô vraiment marâtre Nature, puisqu’une telle fleur ne dure que du matin jusques au soir ! » Ayant abandonné depuis bien longtemps aucune croyance dans un paradis dans l’au-delà, je trouve que seul un épicurisme discret me semble une philosophie raisonnable devant l’indifférence absolue de la matière qui nous compose et qui nous entoure.

fautedefrancais.jpg Mais il y a des fautes de français partout ici à New-York et ça me rend dingue (oui, j'ai bien l'esprit correcteur et à l'époque où les New-Yorkais privilégiaient les restaurants français, j'ai souvent voulu me proposer en correcteur de cartes théoriquement en français, mais où les accents flottaient çà et là au-dessus des lettres (en non seulement au-dessus de voyelles, je vous assure) comme des cendres noires flottant au-dessus d'un incendie, et où les questions et hésitations de genre, telle «le soupe», «la steak», «la plat de jour», auraient horrifié toute personne transgenre – ah! j'aurais fait fortune je crois si la mode culinaire new-yorkaise n'avait pas tourné au mexicain, au thai, et au locavore. Pour la cuisine française traditionnelle à présent, c'est de plus en plus rare, ici comme à Paris. On la trouve ennuyeuse, vieux jeu.  Tant pis.)


Il est agréable de voir tout ce qui se passe dans l’état d’Indiana à propos de la soi-disant loi pour la sauvegarde de la religion – le gouverneur Pence a sans doute pensé qu’il allait pouvoir faire preuve de son intégrisme imbécile sans pour autant attirer la foudre partisane de partout, comme il l’a fait. Aujourd’hui il bat en retraite, promettant de « réparer » cette loi discriminatoire. On verra bien ça. Ailleurs, dans cette immensité au milieu du continent nord-américain qu’on traite avec dérision de « fly-over country » ou « pays survolé », vaste région du centre aperçue uniquement à travers les hublots d’avions faisant la navette entre les grandes villes des côtes est et ouest, l’état d’Arkansas, qui n’a jamais été un modèle du progrès social, vient de passer une loi similaire à celle qu’a signée le gouverneur indianien. La plus grande société de distribution commerciale dans le monde, Walmart, dont le siège se trouve dans l’état, s’est prononcée contre cette loi. Reste à voir si le gouverneur de cet état obéira à ses alliés républicains ultras dans l’assemblée ou s’il cédera finalement aux pressions politiques et surtout commerciales qui lui demandent d’y opposer son veto. (On se souviendra de ce qui s’est passé en 2014 en Arizona, état aussi peu éclairé que l’Arkansas, quand les représentants républicains ont voté une loi permettant la discrimination contre les homosexuels pour des raisons de « croyances religieuses profondes » et, après la menace expresse de la part de la Ligue nationale de football (américain) de déplacer le Super Bowl de l’Arizona en cas de l’entrée en vigueur de cette loi, la gouverneure Brewer a opposée son veto.)

shequidadanslaplacedutemps.jpg J'ai sauté en voyant cette grande image de Shequida sur ce panneau électonique dans la Place du Temps – malheureusement il ne travaille plus dans cette boîte (on a dîné avec lui il y a quelques semaines) mais on espère le voir souvent sur l'île de Feu cet été, où il fait son show hebdomadaire les lundis au Palais de Glace à La Cerisaie (mais il faut voir si la disco va rouvrir après l'incendie de l'hôtel avoisinant)


On a enfin quelques soupçons de printemps – non, je n’ai toujours pas vu de bourgeons de crocus autour des arbres dans les trottoirs, mais on entend quand même le gazouillis nerveux des moineaux dans les arbrisseaux.

L’ami artiste avec qui on a dîné hier soir est en pleine forme – il a trouvé du travail comme préparateur dans l’usine-atelier de l’artiste Jeff Koons à Chelsea, où il fait partie d’une équipe de jeunes artistes assistants. Il est fou de joie dans son nouveau boulot, ce qui me donne énormément de plaisir. Il veut venir avec nous « ouvrir » la maison aux Pins, ce qu’on fera aussi avec l’ami producteur de télévision, sa présence la première nuit dans toute maison qu’on a louée étant devenue depuis des années une tradition immanquable. (C’est utile, aussi, parce qu’il est beaucoup plus porté sur la propreté que nous, et ça l’amuse de nettoyer le frigo, par exemple, et d’essuyer les glaces et les vitres, etc. Tant mieux, n'est-ce pas ?)

L’autre artiste prépare deux expos au Nouveau-Jersey (on l’a taquiné, bien sûr, pour ça) tout en faisant la navette entre New-York et Key-Ouest, où il s’occupe d’un vieil ami poète. Il déménagera aux Pins vers la mi-mai, avec l’ami poète, qui a une maison où il passe l’été. Il est écossais et a la langue facile qui ironise sur tout.

On est retourné au restaurant Almond parce que le mari avait bavardé avec le maître d’hôtel, un homme noir très distingué, le vendredi dernier à propos de la table qu’on nous a donnée au fond du restaurant (qui est assez grand) – le maître d’hôtel lui avait dit bonjour et le mari lui avait demandé si l’on nous avait au fond parce qu’on avait réservé par le site OpenTable ? « Ah, non, non ! » l’homme lui a répondu. « C’est surtout pour répartir un peu les clients, pour ne pas privilégier ou surcharger un serveur. » Il nous a offert, à la fin du repas, des verres de porto, et en sortant, quand on l’a remercié, il nous a donné son nom : Bismarck. Ah ? Je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander tout bêtement, « Je sais que ça doit vous embêter de répondre tout le temps à cette question, mais vos parents, à quoi pensaient-ils quand ils vous ont donné le nom de Bismarck ? » Il a souri. « J’avais 11 sœurs et frères. Mes parents ont donné à l’un de mes frères le nom de Napoléon. » « Aaaaaah ! » j’ai dit. « Des fanas de l’histoire européenne. Et bien, pourquoi pas ? » Et l’on s’est dit bon soir et à la prochaine. De toute façon, Bismarck nous a accueillis hier soir avec un flair sympathique et le mari l’a taquiné en remarquant qu’on ne nous avait pas assis cette fois au fond du restaurant. Bismarck n’a dit mot, mais il a fait un énorme sourire. Oui, on sait qu'on a bien de la chance de ne pas habiter en Indiana ou en Arkansas.


Ça recommence...

| 4 Commentaires
lamer.jpgJ'ai failli fredonner l'air de Trenet en me trouvant là


On est allé voir dimanche dernier quelques maisons à louer aux Pins pour l’été à venir. On espère avoir trouvé une maison convenable. La rudesse de cet hiver aurait raffermi, on nous a dit, les loyers demandés pour ces résidences au soleil. Donc on n’a pas pu marchander. (Il faut noter aussi qu’il s’agit dans ce cas des quelques maisons qui correspondent à ce que nous cherchons et qui n’ont pas été déjà louées – et les locations pour la saison suivante commencent aux Pins en mi-août, quand il faut aviser le propriétaire du désir de reprendre la maison pour l’été suivant ou de l’intention de la quitter, et dans ce dernier cas, les agents immobiliers descendent tout de suite pour la montrer à des locataires éventuels. C’est-à-dire que notre choix était déjà assez limité.)

Il a fait très beau là-bas – on attend toujours le dénouement de la vente aux enchères des propriétés de la Fire Island Pines Ventures en janvier pour la somme de 10,1 $ millions – on n’a pas pu passer à la clôture, prévue pour mars, pour des raisons un rien confuses – un soi-disant « mechanic’s lien » ou privilège financier donné par la loi aux constructeurs (et dans ce cas particulier tout possiblement abusif) aurait bloqué la clôture la première fois, mais on parle aussi d’un manque de fonds de la part des acheteurs. On a dit bonjour à l’un des acheteurs « éventuels » dimanche – c’est aujourd’hui, mardi, qu’on attend la clôture de l’affaire. Sinon.. les immeubles qui longent le port pourront être barricadés avec des planches jusqu’à ce qu’on trouve un acheteur. Ça commence bien, n’est-ce pas ? Avec du suspense tout au début !


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